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AVOIR UN BON COPAIN. LES RETROUVAILLES
9782873404017

Collection Véronique Marit
AVOIR UN BON COPAIN. LES RETROUVAILLES


2016
160 pages
17 x 12 cm
16.00

 

Coédition Un quai sur Meuse

Après Avoir un bon copain, publié en 2013, Avoir un bon copain. Les retrouvailles dévoile une nouvelle sélection de photographies de l’impressionnante collection privée de Véronique Marit.
Parmi ces images « de l’ordinaire », figure une galerie de portraits d’hommes et de femmes, ­de jeunes et de moins jeunes, campés dans ­des scènes plutôt familières et attestant d’un moment fort, d’un instant complice : celui d’être ensemble, bras dessus, bras dessous, sur la photo. […]
 

[…] « Portée par un vent favorable, la photographie “anonyme” n’a pas fini de ­révéler ses infimes trésors : sourires dérobés, flous énigmatiques, burlesque involontaire, familles et amis qui se dévoilent à demi-mot, petits ou grands moments, tragédies muettes, silences complices. Mais surtout, son statut léger mais non négligeable de document, son absence à peu près totale d’ambition et de prétention en font, dans le panorama complexe de la photographie ­actuelle, une source d’oxygène appréciable, salutaire, incongrue. Et à peu près inépuisable… (Emmanuel d’Autreppe, dans Avoir un bon copain,  Yellow Now, 2013)

Active 30 ans dans le milieu du cinéma, Véronique Marit a été producteur exécutif de la société Dérives, entièrement dédiée au cinéma documentaire, créée en 1977 par Jean-Pierre et Luc Dardenne. Elle n’a pourtant jamais oublié sa passion première pour la photographie : photographe de formation et fille de photographe, elle ramène de ses nombreux voyages (Chine, Zanzibar, Dakar, Cuba…) des souvenirs sur pellicule ­qu'elle expose régulièrement. Elle collectionne aussi « depuis toujours » des photographies amateurs anciennes. Elle a déjà publié, chez Yellow Now, en 2013, Avoir un bon copain et en 2015, Les Enfants terribles, deux recueils de photographies trouvées.

Cet ouvrage s'inscrit dans la collection – mise au point avec Bernard Plossu – Les carnets, qui se propose de revisiter les archives d’un photographe ou d’un collectionneur et d’en extraire des séries thématiques (des faits, des objets, des situations, des évocations...) ; dans chaque volume, un texte dialogue avec les images.

#1.Les Mots de l'image (Bernard Plossu / Jean-Louis Fabiani) /// #2. 2 CV. Un air de liberté (Bernard Plossu / Pierre Devin) /// #3. Football. Bal, ballon, ballet (Olivier Le Brun) /// #4.Periferia. échos du néo-réalisme (Bernard Plossu / Alain Bergala), #5.Revoir Magritte (Bernard Plossu / Emmanuel Guigon). #6.Les Enfants terribles (Véronique Marit / Anne-Marie Garat) /// #7.Irlande 66/69 (Guy Jungblut – Jacques Piraprez-Nutan / Brian Leyden) /// #8.Africa Hotel (Olivier Le Brun) /// #9.Avoir un bon copain. Les retrouvailles (Véronique Marit).

 

EXTRAITS DE L'INTRODUCTION
Un temps de pause / Lettre à mon éditeur

[…]
Voilà le décor de mes vacances. Je me replonge aujourd’hui dans la maquette du nouveau livre que nous préparons, et cela me ramène aux bords de Meuse, à nos séances de sélections d’images, au plaisir de nos retrouvailles avec les familles de ma collection de clichés. Familles adoptées, inconnues et pourtant proches.
Je repense à notre rigueur et à la sévérité avec laquelle nous avons décidé s’ils avaient vraiment l’air heureux, ceux-là, d’être ensemble sur la photo, éliminant sans pitié ceux qui n’avaient pas l’œil brillant.
Nous voulions « les vrais bons copains », ceux avec « le geste », ceux qui se touchent et se tiennent par le cou, le bras, la taille. Instant visible de connivence et d’amitié qui les unit au moment de l’acte photographique.
Je suis comme toujours émue par les amoureux surpris, qui passent juste dans la lumière et regardent l’objectif (c’est du bonheur partagé et perceptible encore aujourd’hui) ; nos petit amoureux perdus sur la route dans de vastes paysages ; la dame assise sur un trottoir qui câline un jeune homme et puis, dans la même pose, un autre (Jules et Jim ?) ; la très belle photo classique 1900 (un Khnopff) : une dame et son chien, à contre-jour dans les colonnades du jardin d’une grande maison ; la joie de la petite fille qui fait « un gros gâté » au mouton.
Je ris en revoyant Monsieur qui porte le chapeau de Madame, et Madame celui de Monsieur ; l’offrande des charentaises à l’ami footballeur ; la vieille grande grosse dame qui pose une rassurante main de géante sur l’épaule de son tout petit mari (« mon père m’a donné un mari… mon dieu quel homme, quel petit homme… »).
Et puis ces amis qui se sont tant amusés qu’ils sont entrés chez le photographe pour immortaliser le souvenir d’une bonne cuite.
Les enfilades, les empilements, les amoncellements, les « à la queue-leu-leu », les jumeaux en manteau à carreaux, les maillots de bain (ah ! les maillots de bain… ceux qui grattent et ceux qui moulent).
[…]
Je t’embrasse et je te rapporterai, comme d’habitude, un pot de confiture.
Véro
 

 

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