UNE HISTOIRE DE FEMME ET DE FIL


9782873404536 FANNY VIOLLET Une histoire de femme et de fil 2019 180 pages 23 x 22 cm 30.00


Avec des contributions de : Sandrine Ayrole, consultante culturelle, Bruno Decharme, collectionneur ; Fabienne Dumont, historienne d’art spécialisée dans les questions féministes et de genre ; Gilbert Lascault, écrivain et critique d’art ; Philippe Lejeune, écrivain ; Magali Nachtergael, historienne d’art spécialiste des mythologies individuelles et du récit de soi ; Michelle Perrot, historienne de la femme. […]


LE LIVRE Cet ouvrage dresse un panorama de l’œuvre d’une plasticienne qui, en tant que femme, a décidé d’abandonner la toile et le pinceau au profit du fil et de l’aiguille. La première partie de l’ouvrage est consacrée aux regards et réflexions d’historiens, de critiques et d’écrivains sur le travail de l’artiste. La seconde se présente sous forme d’abécédaire couvrant un large éventail de techniques textiles mises au service de la réutilisation de matériaux aujourd’hui rejetés ou progressivement abandonnés : cartes routières, em­bal­lages alimentaires, mouchoirs et vêtements usagés, napperons de pâtissier, sacs poubelles, cartes, tickets de métro, etc. Outre cette démarche à base de récupération, l’artiste a consacré une part essentielle de sa création à son matériau de base : le fil.

Fanny Viollet Artiste française née en 1944. Elle a contribué à l’insertion de l’art traditionnel des femmes, la broderie, dans l’art contemporain et a renouvelé de façon significative cette discipline artistique. Elle a montré son travail dans de très nombreuses expositions individuelles et collectives en Allemagne, en Angleterre, en Belgique, au Canada, aux états-Unis, en France, en Hongie, en Italie, au Japon, aux Pays-Bas, en Suède et en Suisse. […] « Le temps est un élément essentiel de mon travail », dit Fanny Viollet. Un temps que les femmes ont marqué de leur présence ouvragière, rendue invisible par les silences du récit qu’il s’agit de dissiper. En ce sens, l’œuvre de Fanny Viollet s’inscrit dans l’écriture d’une histoire des femmes déployée depuis le début des années 1970 et dont elle est à la fois le témoin et ­l’actrice. Car son art est écriture, symboliquement et réellement ; les lettres, les mots, les textes (cités ou composés) y tiennent une place aussi importante que l’image. Une manière pour cette artiste de raconter son histoire et celle du continent englouti des couturières et des brodeuses. Celle de toutes les femmes. Une histoire cousue de fils de toutes les couleurs. »

Michelle Perrot extrait de son texte : « Fanny Viollet, une artiste de l’infime »